L'Université de Montpellier Paul-Valéry propose un parcours en Humanités écologiques. Florian Savonitto, maître de conférences en droit public et enseignant dans ce parcours, nous éclaire sur cette formation recommandée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Depuis 2022, le parcours optionnel des Humanités écologiques de l’Université de Montpellier Paul-Valéry propose une approche interdisciplinaire de la transition écologique et sociétale à travers six modules semestriels ouverts à tous les niveaux de licence. Précurseur de cet enseignement recommandé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’université voit ses effectifs progresser chaque année.
Pouvez-vous définir ce que sont les Humanités écologiques et leur intérêt pour les étudiants ?
Florian Savonitto : Les Humanités écologiques sont un ensemble de cours dédiés à la transition écologique et sociétale, abordée à travers trois grands champs disciplinaires : les sciences de la vie et de l’environnement, les sciences humaines et sociales, et les lettres, langues et arts. Cet enseignement transversal et optionnel est actuellement coordonné par trois enseignants issus de ces domaines : Paola Domingo, Laurent Dormont et moi-même.
Notre objectif est de proposer une approche scientifique et un équilibre entre les savoirs. On souhaite que la transition écologique ne soit pas présentée uniquement sous un seul angle, mais aussi à travers des œuvres artistiques, littéraires ou des textes juridiques. Cette variété correspond à l'ADN de notre université. L’option s’adresse à un public issu de tous les horizons, de toutes nos UFR, ce qui nourrit la richesse des échanges.
Avez-vous constaté un intérêt croissant pour cette option ?
Florian Savonitto : Oui, très clairement. Ouverte en 2022 avec un total de huit groupes, cette option a concerné douze groupes dès l'année suivante. Les inscriptions atteignent rapidement leur effectif maximum, ce qui montre l’attrait des étudiants, même si cela crée une contrainte pour accueillir tout le monde. On observe également un véritable engagement, certains étudiants suivent les six semestres, alors que rien ne les y oblige. Ceux qui complètent l’ensemble du parcours bénéficient d’une mention reconnue dans leur diplôme.
Face à la demande, l'université a répondu aux attentes en doublant les créneaux initialement prévus. En 2025-2026, l’option réunit 1 079 étudiant·es, contre 835 l’année précédente, confirmant sa progression. Les Humanités écologiques organisent également des conférences ouvertes à tous et des sorties réservées aux étudiants suivant ces enseignements : depuis janvier 2025, cinq conférences ont été organisées, et cinq sorties pédagogiques ont marqué l’année 2024-2025 ; deux conférences sont par ailleurs prévues en février et mars 2026, ainsi qu'une sortie pédagogique, preuve du dynamisme de ces dispositifs.
Quels sont les objectifs à venir pour développer ces enseignements ?
Florian Savonitto : Notre priorité est de maintenir la qualité de l’option, de consolider l’équilibre entre les trois disciplines et d’enrichir encore le dispositif. Cela passe notamment par la pérennisation et la diversité des activités complémentaires : sorties pédagogiques, conférences, projections de documentaires suivis de débats...
Le ministère recommande désormais que tous les étudiants de licence bénéficient d’au moins 20 heures d’enseignement sur la transition écologique et sociétale, dans un cadre disciplinaire défini. Avec la création des Humanités écologiques, l'université a anticipé cette évolution. Nos enseignements en première année correspondent aux vœux ministériels, raison pour laquelle nous avons proposé cette année de les rendre disponibles à l’ensemble des étudiants via l’ENT.







